LES MOTOS BANALISEES POUR LA POLICE
|
|
Démarche répressive ou action de sécurité ?
Depuis l’année dernière des motos banalisées traquent les infractions routières.
Plusieurs techniques sont utilisées :
-
Policiers en civil sur moto banalisée qui interpellent les usagers en mettant en marche leurs « clignotants bleus » et le passager en enfilant son gilet informant qu’il fait parti de la police (Paris).
-
caméra embarquée sur la moto banalisée avec « collaborateurs » pas loin qui interviennent lorsque l’officier des forces de l’ordre constate une infraction et en informe ses collègues par radio (Loire Atlantique, Luxembourg).
-
caméra dissimulée sur le casque et qui enregistre en continue les infractions du code de la route (Montpellier)…
Cette idée est venue de chez nos voisins les Belges (voir document plus bas), et s’est déjà développée dans d’autres pays comme le Luxembourg (voir document ci-dessous).
La première ville française à ouvrir le bal est « Montpellier ».
En effet Montpellier a été la première ville test avec un Transalp vert.
Elle s’est développée vers d’autres villes françaises en commençant par notre chère capitale.
Cette année quatre motos de police banalisées circulent sur Paris à l’affut de la moindre infraction.
Plusieurs villes Française s’y sont mises.
Belgique
Moto banalisée : un moyen de contrôle au stade expérimental
L’idée est belge, mais l’histoire n’est pas drôle. Des caméras "cafteuses", placées sur des motos banalisées, espionnent les faits et gestes des automobilistes en Belgique. Premières photos et premiers éléments d'enquête.


Des caméras vidéo embarquées sur des motos banalisées?
Ce système a été testé en Belgique.
Premières photos de ce nouveau système. Ces caméras sont
installées sur des motos banalisées, le modèle connu est une Honda
Pan European gris métal.
Une demi-douzaine de modèles de ce genre sillonnent les
environs d'Anvers à la recherche du contrevenant. Cette
caméra, dissimulée sous le clignotant avant
gauche de la moto n'est apparemment pas capable
d'enregistrer la vitesse. En revanche, elle permet de
signaler d'autres infractions comme le franchissement de
ligne blanche, le dépassement par la droite. Une fois
l'infraction enregistrée l'interpellation peut avoir lieu et
en cas de contestation la police apporte la preuve en image.
Succès garantie, ce nouveau système est importé en France,
des bruits de couloir annoncent même que la gendarmerie
française aurait déjà commandé 5 modèles de ce genre.
Les bons résultats enregistrés par la sécurité routière
(5000 morts en 2005) sont dus en grande partie à
l'implantation de 1500 radars automatiques sur les routes de France et une
augmentation de la répression. Il n’est donc pas surprenant
de voir ces motos espionnes sur nos routes.
Pourquoi les forces de police sont séduites par ce procédé ?
Sa discrétion et sa facilité à se faufiler entre les files
de voitures. A noter : il a déjà été mis en place un système
"d’espionnage" quasi-similaire en France : durant les
périodes de rush, les hélicoptères surveillent le trafic et
traquent la moindre infraction. Les voitures banalisées
avec radar embarqué font un carton en matière de répression.
On le sait et on ne peut pas objectivement le regretter :
cette peur du gendarme a fait chuter la vitesse moyenne des
français de 7,8 km/h. A la clé : moins d’accidents. Pas
étonnant du coup que le projet de la moto cafteuse fasse
aussi son chemin en France. Vous pourrez peut-être le
regretter quand vous apercevrez ces motos circuler près de
chez vous.
Il y a quelques temps déjà, l’escadron de sécurité routière
départementale des Yvelines expérimentait l'usage de la moto
banalisée. Mais sans caméra.
Ce procédé a été mis en place sur les axes les plus
accidentogènes du département au niveau de Rambouillet,
Saint Germain-en-Laye et Versailles.
Namur Lutte contre les comportements agressifs au volant.
Une moto banalisée avec caméra.
La police de Namur a une nouvelle arme pour lutter contre
les infractions de la route : une moto avec caméra.
Elle
est grise. De marque Honda. Et bientôt, les
automobilistes comme les motards la guetteront dans leurs
rétroviseurs. Enfin, ceux qui ne respectent pas le code de
la route. Pour les autres conducteurs qui croiseront cette
moto :
« Souriez, vous êtes filmés. »
Eh oui, dorénavant, la police de Namur peut compter sur les
services d'une moto équipée d'une caméra avec
enregistrement vidéo qui peut vous filmer au volant,
calculer votre vitesse et, si infraction il y a, vous la
repasser en cas de contestation.
Le système dont est équipée cette moto permet
non seulement d'enregistrer sur cassette mini DV
les images filmées par la caméra, mais aussi de
calculer la vitesse moyenne des véhicules suivis
grâce à un appareil de mesure intégrant à la fois
compteur de distance et de temps, explique la police.
Cette nouvelle arme
de lutte contre les comportements agressifs au
volant, ou au guidon, sera principalement utilisée
pour la recherche et la constatation des infractions à
caractère subjectif, comme la conduite
asociale ou dangereuse, les incivilités ou encore
les dépassements dangereux.
Lors de la mise en œuvre de ce nouvel outil, les policiers
travailleront par deux : la moto anonyme sera suivie, à
courte distance, par un motard en tenue, chargé de procéder
à l'interception systématique des contrevenants.
« Ces films n'ont pas de valeur juridique. C'est toujours le
constat du policier qui fait office de preuve.
Le film peut seulement éclairer le juge sur les circonstances de
l'infraction. Par contre, le contrevenant aura plus de mal à
contester les faits si nous pouvons lui montrer des images
de son infraction. ». Ce qui confère une
dimension pédagogique et éducative à ces images.
Dans l'Hérault, la Gendarmerie teste le relevé des
infractions au code de la route par caméra embarquée sur une
moto banalisée.
Un gendarme d'un nouveau genre a pris la route dans
l'Hérault : un motard en civil sur une moto banalisée, avec
une mini caméra, discrètement fixée sur le casque
et reliée à un lecteur-enregistreur de type Archos dans la
poche.
Sa mission :
filmer les infractions au code de la route du
quotidien, sans que la présence d'un uniforme
influe sur les comportements des automobilistes. Feux
rouges grillés, excès de vitesse, non-respect des panneaux,
absence de clignotant, etc.
Après vision des vidéos, les infractions sont relevées, les
contraventions dressées.
Mais pas envoyées. Car cette initiative départementale
ne relève actuellement que de l'expérimentation.
« Pour l'instant, c'est juridiquement sans valeur. Le
matériel utilisé n'appartient même pas à la Gendarmerie »,
indique-t-on à la Gendarmerie nationale, sans s'étendre.
Car si le sujet a déjà eu les honneurs des journaux
télévisés de TF1 et de France 2, la Gendarmerie, à tous les
niveaux, préfère aujourd'hui retourner à son mutisme
militaire habituel. L'initiative soulève en tout cas pas mal
de questions. Selon Eric de Caumont, avocat spécialisé dans
la défense des automobilistes,
la Gendarmerie n'a pas le droit
d'agir anonymement. « D'après un décret de 1903 toujours
en application, elle n'agit qu'en uniforme, à visage
découvert. En d'autres termes, il ne lui est pas permis de
jouer à cache-cache, c'est contraire à la morale de la
Gendarmerie. »
La Cnil avait déjà tiqué sur un dossier similaire
Le dispositif poserait aussi des problèmes de protection de
la vie privée, puisqu'il y a collecte et traitement de
données personnelles. S'il y avait généralisation du
système, il faudrait une autorisation, ou à tout le moins un
avis, de la Cnil et une homologation des matériels.
« Et on a le même problème qu'avec les radars automatiques,
car on filme dans l'habitacle un automobiliste, mais aussi
son passager, qui n'a pas vocation à être filmé. »
Fin octobre, à l'occasion du projet de loi sur la lutte
contre le terrorisme, la Cnil avait déjà tiqué sur un sujet
similaire, celui de la surveillance des déplacements des
automobilistes grâce aux fichiers de numéros
d'immatriculation, mais aussi sur les photos des occupants
des véhicules.
S'ajoute à cela un problème pratique,
qui se transforme en problème de technique juridique.
Pour filmer des infractions, le motard sera le
plus souvent derrière les véhicules visés. Ce qui
peut compliquer l'identification du conducteur. La
preuve de l'infraction peut alors se révéler
irréfutable grâce au film, mais il risque d'être plus
difficile de prouver qu'il s'agit bien du
propriétaire du véhicule. Plus que lorsque le gendarme
procède « à l'ancienne », c'est-à-dire en uniforme, en
arrêtant le contrevenant sur le bas-côté.
Depuis mars 2006, deux policiers en civil appartenant aux
Compagnies Motocyclistes se glissent dans le flot de la
circulation sur une moto banalisée Yamaha “900
diversion” équipée de sirènes, de feux bleus
et d’une plaque à message “stop police”
(équipements jusqu’alors réservés aux véhicules banalisés
quatre-roues) qui les rendent identifiables par les
contrevenants lors de l’interpellation. Ils ciblent les
comportements les plus dangereux et sont particulièrement à
même de lutter efficacement contre l’insécurité routière qui
touche les deux-roues.
La première moto banalisée équipée d’accessoires de police
Principales victimes: les deux-roues et les piétons
Le constat reste néanmoins préoccupant au niveau des
deux-roues et des piétons. Les conducteurs de deux-roues
ne représentent que 10% des conducteurs mais sont
impliqués dans plus d’un accident sur deux ;
21 d’entre eux ont trouvé la mort en 2005,
souvent de leur propre fait. Les piétons, surtout les plus
âgés, sont également surreprésentés : victimes de 1944
accidents corporels, 20 d’entre eux sont décédés en 2005.
Cette tendance s’accentue sur les quatre premiers
mois de 2006 : 19 tués, dont 1 automobiliste,
9 piétons, 9 conducteurs de deux-roues.
Loin de relâcher la pression, à côté des opérations
de contrôle routiers classiques, a mis en place des actions
spécifiques pour toucher les usagers les plus exposés aux
risques routiers ou ceux qui, se sentant affranchis de toutes
les règles de conduite, mettent en danger leur sécurité mais
aussi celle des autres.
Intensification des contrôles banalisés
En particulier, des unités spécialisées intensifient les
contrôles banalisés afin de cibler les
comportements les plus dangereux : excès de vitesse,
non respect des feux rouges, franchissement des
lignes continues, refus des priorités, usage
d’un téléphone portable ou, spécialité toute
parisienne, dépassement par la droite. Sur le
périphérique ou dans Paris, des voitures et, depuis
avril, des motos banalisées se glissent dans
les flux de circulation pour interpeller les conducteurs
les moins respectueux du code de la route. Autres techniques
imparables, l’agent de constatation en civil posté aux
carrefours les plus dangereux ou les trois radars de
contrôle automatique de vitesse embarqués à bord
de voitures banalisées qui, jour et nuit, quadrillent les
sites les plus accidentogènes de la capitale. “Nous ne
cherchons pas à piéger les conducteurs, mais à leur donner
le sentiment que la probabilité d’un contrôle est telle
qu’il est trop risqué de passer à l’acte.
1ère moto de la gendarmerie banalisée
Cette moto,
conduite par un gendarme en civil,
est suivie à un kilomètre derrière, par un tandem de
« vrais » gendarmes sur leurs motos teutonnes. Le
motard « en civil », noyé dans la circulation,
traque les comportements « à risques », tels
que « l’utilisation d’un portable, le
non-port de la ceinture, le refus de priorité ou
même le non-respect des distances de sécurité, l’une
des principales causes des accidents de la route
difficilement verbalisable jusqu’alors... Car la moto « permet une
meilleure mobilité... »
Dès que le motard « cafteur,
est confronté à une « situation à risque »
il en informe par radio ses collègues
en indiquant, le numéro de l’immatriculation et la nature de
l’infraction du contrevenant. Il ne reste plus alors qu’aux
« vrais » gendarmes qu’à interpeler leur victime.
Le « cafteur » ne verbalise pas et
se tient à l’écart.
Il n’intervient seulement en cas de
contestation de l’infraction par l’usager intercepté.
Malgré tout l’outillage déjà complet des gendarmes de Loire
Atlantique (cinémomètres à visée laser, de radars
embarqués et d’éthylomètres pour mesurer le taux
d’imprégnation alcoolique) cela ne leur suffit pas. Il
faut désormais traquer « les fautes de comportements »
qui sont difficilement repérables par les « gendarmes » car
il est aisé aux auteurs d’infractions, à la vue d’une
patrouille de réduire temporairement la vitesse, jeter
son téléphone portable sur le siège, où encore attacher sa
ceinture de sécurité ».
Ce système a soit disant fait ces
preuves en Vendée (85) et en Maine et Loire (49).
C’est en tout cas une nouvelle fois la preuve que tous les
procédés sont bons, même les plus farfelus, pour permettre
au ministre de l'Intérieur de réaliser son pari de descendre
sous la barre des 4000 morts en 2006.
Au guidon de sa Honda Transalp couleur gris métal,
un gendarme en civil, surveille les faits et gestes des
automobilistes comme des motards et signale ("cafte"
bassement) par radio à ses collègues en uniforme, les
infractions commises. S'en suit alors l'interpellation et le
PV. 
Luxembourg
France
Montpellier
Paris
Loire Atlantique

Cette moto est avant tout « un outil pour faire respecter le code de la route » toujours selon les forces de l’ordre.
Pour l’instant, cette moto sera surtout opérationnelle sur « le réseau secondaire » (départementales) et sera partagée par les brigades de gendarmerie de St Nazaire, Nozay et St Herblain.
Dernière mise à jour le: 11/06/2010
Le guide du chauffage - Les émetteurs de chauffage - Protégeons la Terre - Tout Sur Le Nautisme - Voiture occasion - Annonce auto - Scooter - Moto
