La montée impossible

Tout-terrain

La montée impossible : gravir une pente que personne n’atteint

Le principe tient en une phrase : monter le plus haut possible une pente vertigineuse, parfois presque verticale. Peu de pilotes atteignent le sommet. On classe alors les concurrents selon la hauteur atteinte et le temps mis. Une discipline spectaculaire, née aux États-Unis, que la France a adoptée.

  • La hauteur avant tout
  • Des prototypes extrêmes
  • Une tradition aveyronnaise

1Le principe

Le « hill climbing » est né dans les montagnes américaines au début du XXe siècle. Les pilotes s’élancent un par un dans un couloir balisé, sur une pente qui dépasse souvent les 45 degrés, avec des marches et des bosses.

Le vainqueur est celui qui monte le plus haut. Si plusieurs pilotes atteignent le sommet, le plus rapide l’emporte. Les chutes en arrière, spectaculaires, font partie du jeu.

Pilote en pleine montée impossible
Une pente où la moto semble défier la gravité.
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2Des machines hors normes

Les motos sont souvent des prototypes construits par les pilotes eux-mêmes. Leur mission : transmettre au sol une puissance énorme, sans basculer en arrière.

Des moteurs puissants

Gros bicylindres, moteurs de cross préparés, parfois alimentés au méthanol ou au protoxyde d’azote.

Un bras oscillant allongé

Il éloigne la roue arrière pour limiter le cabrage dans la pente.

Des pneus modifiés

Chaînes, palettes ou crampons ajoutés au pneu arrière pour mordre dans la terre.

3La montée impossible en France

Plusieurs villages organisent leur montée impossible, souvent dans le Sud-Ouest et le Massif central. Decazeville, en Aveyron, a longtemps accueilli l’une des épreuves les plus réputées d’Europe, devant des milliers de spectateurs.

Piste de montée impossible de Decazeville
La piste de Decazeville, en Aveyron.
Pour les spectateurs : suivez les consignes de placement. Une moto qui bascule peut dévaler la pente sans contrôle.
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4Technique de pilotage et préparation des machines

  1. L’élan : la zone de départ ne fait que quelques dizaines de mètres. Le pilote part debout, poids en avant, et passe les rapports sans fermer les gaz.
  2. La ligne : choisie à pied avant la manche, elle évite les trous creusés par les passages précédents et les plaques d’argile glissantes.
  3. La roue avant : elle doit effleurer le sol sans décoller, sous peine de retournement. Le pilote module au gaz et au poids du corps, jamais au frein.
  4. La fin de course : si la moto s’arrête, le pilote la lâche aussitôt et se jette sur le côté ; des commissaires la retiennent par une sangle ou la laissent redescendre.
  5. La redescente : la moto est ramenée en bas par un treuil ou à bras.

Les machines sont des prototypes de 601 cm³ au minimum, souvent d’anciens moteurs de cross ou de route poussés à 100 ch et plus, parfois au méthanol ou à l’oxyde nitreux, avec un bras oscillant rallongé de 30 à 60 cm pour éviter le retournement et un pneu arrière à crampons, voire à chaînes ou à pales. Comptez de 10 000 à 30 000 € pour une moto compétitive.

5La montée impossible en France et dans le monde

PaysParticularité
États-UnisBerceau de la discipline ; les « hillclimbs » existent depuis les années 1920
Autriche et AllemagneÉpreuves phares en Europe, pentes de plus de 200 m, machines extrêmes
FranceChampionnat de France sous l’égide de la fédération, quelques épreuves par an dans l’Est et le Centre
Italie et SuisseÉpreuves régionales en montagne

En France, le championnat réunit quelques dizaines de pilotes ; le vainqueur d’une épreuve est celui qui franchit la ligne d’arrivée au sommet en un minimum de temps, ou qui monte le plus haut si personne n’y parvient. Les pentes dépassent par endroits 90 %. Une catégorie féminine est ouverte aux machines de 250 cm³ et plus.

Voir aussi le motocross, l’enduro et le dragster.

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6Questions fréquentes

Quelle est la pente d’une montée impossible ?

Elle dépasse souvent 45 degrés, avec des passages presque verticaux près du sommet.

Faut-il une moto spéciale pour participer ?

Des catégories accueillent des motos de cross ou d’enduro peu modifiées. Les prototypes courent dans des catégories à part.

Quelle différence avec le trial ?

Le trial se joue sur la précision, à basse vitesse. La montée impossible est une affaire d’élan, de puissance et d’engagement. Voir le trial.

Comment est classé un pilote qui n’atteint pas le sommet ?

Par la hauteur atteinte, mesurée au point le plus haut touché par la roue avant. Les pilotes qui franchissent la ligne sont départagés au temps.

Quel permis faut-il ?

Aucun : la pratique a lieu sur terrain fermé avec une licence de la fédération. Les motos ne sont pas homologuées pour la route.

À retenir

  • Monter le plus haut possible une pente extrême ; au sommet, le temps départage.
  • Des prototypes au bras oscillant allongé et aux pneus modifiés.
  • Une tradition vivante dans le Sud-Ouest et le Massif central.
  • Roue avant au ras du sol, poids en avant, gaz modulés.
  • Prototypes à bras rallongé de 601 cm³ minimum, pentes jusqu’à 90 % et plus.

Pour aller plus loin

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