L’intercom : parler, s’orienter et écouter sans quitter la route des yeux
Échanger avec son passager, prévenir le groupe d’un danger, suivre les indications du GPS : l’intercom a changé la façon de rouler à plusieurs. Fixé sur le casque, il relie les motards entre eux et au téléphone. Mais la loi encadre strictement ce que l’on peut avoir dans les oreilles. Voici les technologies, les critères de choix et les règles à respecter.
- Bluetooth ou mesh
- Pilote, passager, groupe
- Ce que dit la loi
1À quoi sert un intercom
- Parler avec son passager, sans crier ni se retourner.
- Communiquer entre motos : annoncer un danger, un arrêt, un changement d’itinéraire.
- Entendre le GPS du téléphone ou de la moto.
- Recevoir un appel ou écouter de la musique.
- Piloter par la voix sur les modèles récents.
Le boîtier se fixe sur le côté du casque ; deux haut-parleurs plats se logent dans les mousses, à hauteur des oreilles, et un micro se place devant la bouche.

2Ce qui est autorisé
Autorisé
- Les haut-parleurs intégrés au casque, qui ne se portent pas dans l’oreille.
- Les systèmes d’origine prévus par le fabricant du casque.
- Les appareils de correction auditive.
Interdit
- Les écouteurs et oreillettes de tout type, placés dans ou sur l’oreille.
- Le téléphone tenu en main.
- Tout dispositif qui isole des bruits de la circulation.
Restez raisonnable sur le volume : il faut continuer d’entendre les sirènes et les avertisseurs. Et une conversation téléphonique distrait, même les mains sur le guidon.
3Bluetooth ou mesh
| Bluetooth | Mesh | |
|---|---|---|
| Principe | Liaison en chaîne, d’un appareil au suivant. | Réseau maillé : chaque appareil relaie les autres. |
| Si un motard s’éloigne | La chaîne se rompt, il faut reconnecter. | Le réseau se réorganise seul. |
| Nombre de participants | Deux à quatre en général. | Une quinzaine, voire davantage. |
| Idéal pour | Duo ou deux motos. | Groupes de plus de quatre motos. |
| Compatibilité | Souvent possible entre marques, en mode universel. | Propre à chaque marque. |
En terrain dégagé ; plutôt 500 m en usage réel.
En conversation, selon les modèles.
Le boîtier seul ; les kits duo coûtent moins cher par casque.
4Les critères de choix
- Le nombre de motards : pilote et passager, un Bluetooth simple suffit ; en groupe, le mesh change tout.
- La compatibilité avec le casque : place pour les haut-parleurs, type de fixation, pince ou adhésif.
- La qualité audio : taille des haut-parleurs et réduction du bruit du vent, décisive au-delà de 110 km/h.
- L’étanchéité : un indice IP67 garantit la tenue sous la pluie.
- L’autonomie et la recharge : prise USB-C, charge rapide, possibilité de recharger en roulant.
- Les commandes : une molette ou de gros boutons, utilisables avec des gants.
Un casque préparé pour l’intercom, avec des logements dédiés, simplifie beaucoup la pose. Voir le casque moto.
5Questions fréquentes
L’intercom modifie-t-il l’homologation du casque ?
Un système fixé par pince ou adhésif, sans perçage, ne modifie pas la structure du casque. Ne percez jamais la calotte et ne retirez pas d’élément de calage.
Deux intercoms de marques différentes peuvent-ils communiquer ?
En Bluetooth, oui le plus souvent, avec des fonctions réduites. En mesh, il faut la même marque.
Peut-on écouter de la musique en roulant ?
Ce n’est pas interdit avec des haut-parleurs de casque, mais le volume doit laisser entendre la circulation. La musique réduit l’attention : à réserver aux trajets tranquilles.
Comment limiter le bruit du vent ?
Une bonne position du micro, sa bonnette en mousse, et un casque bien ajusté. Des bouchons d’oreilles filtrants, autorisés, améliorent paradoxalement la compréhension à haute vitesse.
À retenir
- Rien dans l’oreille : seuls les haut-parleurs intégrés au casque sont admis.
- Bluetooth pour un duo, mesh pour un groupe.
- La portée réelle est bien inférieure à la portée annoncée.
- Garder un volume qui laisse entendre la circulation.