GPS et navigation à moto : GPS dédié, téléphone ou application ?
Pour se guider à moto, trois solutions coexistent : le GPS dédié, étanche et lisible mais cher ; le smartphone sur un support, économique mais fragile ; et les boîtiers minimalistes qui n’indiquent que la direction. Chacune a ses adeptes. Voici ce que valent ces solutions, les applications qui tracent de belles routes, les supports à éviter et ce que dit la loi sur l’usage du téléphone.
- GPS, téléphone ou boîtier
- Les applications
- Ce que dit la loi
1GPS dédié, smartphone ou boîtier minimaliste
| Solution | Atouts | Limites | Budget indicatif |
|---|---|---|---|
| GPS moto dédié | Étanche, lisible au soleil, utilisable avec des gants, itinéraires sinueux, cartes hors ligne, résistant aux vibrations | Prix, mise à jour des cartes parfois payante, interface moins fluide qu’un téléphone | 400 à 650 € |
| Smartphone sur support | Déjà dans la poche, applications gratuites ou peu chères, trafic en direct | Chauffe au soleil, peu lisible, vibrations qui abîment la stabilisation optique de l’appareil photo, consommation de batterie | Support 30 à 120 € |
| Boîtier minimaliste | Compact, autonome, indique seulement la direction et la distance ; lisible et discret | Pas de carte, dépend du téléphone dans la poche | 150 à 250 € |
| Écran de la moto avec CarPlay ou Android Auto | Intégré, lisible, commandes au guidon | Réservé aux motos récentes haut de gamme | Inclus |

2Les applications de navigation pour la moto
| Application | Point fort | Modèle |
|---|---|---|
| Calimoto | Trace automatiquement des itinéraires sinueux, cartes hors ligne | Abonnement, essai gratuit par région |
| Liberty Rider | Détection de chute et alerte des proches, itinéraires, groupes | Gratuit avec abonnement premium |
| Kurviger | Itinéraires sinueux paramétrables, planification sur ordinateur | Gratuit et version payante |
| Waze | Trafic, radars signalés, gratuit | Gratuit, pensé pour la voiture |
| Google Maps et Apple Plans | Partout, hors ligne possible, intégrés aux écrans de moto | Gratuit, mode deux-roues limité |
| OsmAnd et Organic Maps | Cartes libres hors ligne, légères | Gratuit ou peu cher |
| Applications des GPS (Garmin Tread, TomTom MyDrive) | Préparation sur téléphone, envoi au GPS | Inclus avec l’appareil |
Pour tracer un itinéraire précis, préparez-le sur ordinateur, exportez-le en fichier GPX et importez-le dans l’application ou le GPS. La plupart acceptent ce format, et les traces se partagent entre compagnons de route.
3Choisir un support et l’alimenter
- Fixation : sur le guidon, le té de fourche ou le pontet ; les supports à boule et bras articulé permettent d’orienter l’écran.
- Verrouillage : pince à ressort et sangle de sécurité, ou système à clip. Un téléphone à 1 000 € qui tombe à 90 km/h ne survit pas.
- Amortisseur de vibrations : indispensable pour un smartphone récent, sous forme de module interposé ou de support à silentblocs.
- Alimentation : prise USB câblée sur la batterie via un fusible, ou support à charge sans fil. Un téléphone qui navigue avec l’écran allumé se vide en deux ou trois heures.
- Pare-soleil : il améliore la lisibilité et limite la surchauffe, qui coupe l’écran en plein été.
- Étanchéité : housse ou téléphone certifié ; une averse suffit à griller un connecteur.
Le détail des supports est traité dans les supports de téléphone. Pour entendre les instructions, un intercom est plus sûr que des écouteurs : voir l’intercom moto.
4Ce que dit la loi sur le téléphone à moto
- Tenir le téléphone en main en roulant est interdit : 135 € d’amende et 3 points, et la suspension du permis peut s’y ajouter en cas d’autre infraction simultanée.
- Écouteurs, oreillettes et casques audio sont interdits à tout conducteur depuis 2015, y compris pour le GPS. Les intercoms intégrés au casque, sans écouteur dans l’oreille, restent autorisés.
- Téléphone sur support : autorisé, à condition de ne pas le manipuler en roulant ; réglez l’itinéraire à l’arrêt.
- Avertisseurs de radars : interdits ; les applications signalent des « zones de danger » de plusieurs kilomètres, ce qui est toléré.
- Vitesse : la vitesse affichée par le GPS est plus proche de la réalité que celle du compteur, qui surestime légèrement.
5Quelle solution de navigation pour vous ?
Trouver la solution adaptée
Répondez à ces questions.
6Questions fréquentes
Quel est le meilleur GPS pour la moto ?
Les modèles dédiés de Garmin et TomTom restent la référence pour le voyage : étanches, lisibles au soleil, utilisables avec des gants, avec des itinéraires sinueux. Pour un usage occasionnel, un smartphone bien fixé suffit.
Un smartphone peut-il servir de GPS moto ?
Oui, avec un support solide muni d’un amortisseur de vibrations, une alimentation et une protection contre la pluie. Les vibrations abîment l’appareil photo des téléphones récents.
Peut-on mettre des écouteurs à moto pour le GPS ?
Non. Tout dispositif porté à l’oreille est interdit au conducteur. Les intercoms fixés dans le casque, sans écouteur intra-auriculaire, sont autorisés.
Quelle application pour tracer des routes sinueuses ?
Calimoto, Kurviger et Liberty Rider sont conçues pour la moto et proposent des itinéraires évitant les grands axes, avec cartes hors ligne et export de traces.
Faut-il payer les mises à jour de cartes ?
Sur les GPS dédiés récents, les cartes d’Europe sont en général mises à jour gratuitement à vie. Vérifiez ce point avant l’achat.
À retenir
- Le GPS dédié pour le voyage, le smartphone bien fixé pour l’usage courant.
- Amortisseur de vibrations et alimentation pour un téléphone.
- Écouteurs interdits ; intercom dans le casque autorisé.
- Préparez les itinéraires en GPX et chargez les cartes hors ligne.